Chemin de croix - 14ème station
14-ième station
Jésus est mis au tombeau
Laudorio, ohore, Jesus maiteari! Laudorio, ohore, Salbatzaileari!
Et Joseph d’Arimathie prit le corps de Jésus,
le roula dans un linceul propre
et le mit dans le tombeau neuf qu’il s’était fait tailler dans le roc.
Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.
Matthieu 27,59-60
La mort a fait son travail. Jésus est enterré.
Le tombeau est fermé. La nuit est tombée. Tout est bouclé.
Tout est bouclé ? ... Pas si sûr que cela !
Le voile du temple est déchiré ! La terre a tremblé !
Le soldat romain est tout retourné et il déclare:
“Vraiment, celui-ci était le fils de Dieu.”
Le chef des bourreaux qui se convertit à la mort de la victime,
ce n’est pas habituel !
La mort de Jésus n’est pas la victoire de la mort.
Elle est seulement l’ouvrage d’une erreur monumentale
où, comme dans les premiers temps de la création,
l’homme a voulu devenir plus fort que Dieu !
Cette mort de Jésus, le Vendredi Saint,
n’est que le passage obligé par où La Vie, plus forte que la mort,
doit manifester sa Puissance, le Jour de Pâques,
et devenir la source de notre Espérance.
Cette mort de Jésus est notre ouvrage à nous, qui sommes
si enclins à vouloir nous passer de Dieu pour bâtir notre existence.
Cette mort de Jésus est aussi notre point d’appui
pour renouer avec Dieu qui nous aime,
jusqu’à vouloir nous faire vivre en lui,
la relation d’une fidélité aussi profonde que sereine
pour assurer la victoire de la vie dans notre condition de mortels.
Gurekin egon, gurekin, Jauna, oraino dugun hitz egin !
Heldu da gaua, ilun-iluna, gurekin egon, gurekin.
Zertaz mintzo gintazke, bihotz ilun, guziak egun, bihotz ilun!
Hara Jerusalemen, dugu entzun, Jesus hil dela dugu entzun!
De quoi pouvons-nous parler, le cœur brisé,
autour de la croix, le cœur brisé!
Jésus à Jérusalem nous a quittés, mourant sur la croix, nous a quittés!